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Notre Histoire
Création de l'Office et premières constructions
Par décret du Président de la République, en date du 23 août 1923, l'Office Public communal d'Habitations à Bon Marché est crée pour la commune d'Argenteuil (Seine et Oise).
Il faut attendre 1933 pour que la première construction réalisée par l'Office sorte de terre dans le quartier d'Orgemont. Il s'agit des 94 logements H.B.M. de la cité du Tronc. Cette première opération sera suivie de beaucoup d'autres. De 1954 à 1961, ce sont près de 1600 logements qui sont construits dont 450 au coeur du centre ville et 1041 à Orgemont : l'emblématique cité Joliot Curie.
Les années 60 : une période de construction intense
En 1957, les Conseils Municipaux de Bezons et d'Argenteuil décident de la création de l'Office Intercommunal d'HLM et de celle du Syndicat Intercommunal Argenteuil-Bezons. A partir de là, les années soixante constituent la période la plus importante de l'Office en matière de construction. Durant cette décennie, plus de 4 100 logements sont réalisés :
- le Centre Ville d'Argenteuil avec la poursuite du réaménagement de l'avenue Gabriel Péri : constructions des résidences Liberté, Antonin Georges Belin, Borderel, 44 Gabriel Péri et 48 Paul Vaillant Couturier.
- le Val d'Argent Nord : constructions de 1 600 logements dans la Zone à Urbaniser en Priorité.
- Les Coteaux : réalisation de la cité Champagne.
- Bezons : constructions des premiers immeubles les Belles Vues, Auguste Delaune, Colonel Fabien et les Lilas
Une baisse toute relative dans les années 70
Au cours des années 70-80, l'Office connaît une baisse (relative) de son activité de construction. Toutefois, son patrimoine s'agrandit encore de 2 100 logements, essentiellement sur trois secteurs :
- le Val d'Argent Sud : fin de la ZUP d'Argenteuil avec la construction des résidences Anjou et Aquitaine,
- le Centre Ville d'Argenteuil : fin du financement HLMO et la résorption de l'habitat insalubre compris entre la rue Paul Vaillant Couturier et la Seine qui aboutit à la réalisation de la seconde dalle d'Argenteuil, la Place Salvador Allende
- Bezons : l'Office intervient près de la Seine dans le secteur de la tête de Pont avec la construction des immeubles Jean Jaurés et Franscisco Ferrer.
Au début des années 80, l'expansion de l'Office se poursuit avec la réalisation des premiers P.L.A. (Prêt Locatif Aidé) .
De 1986 à 1995 : des innovations techniques, sociales et urbaines
Les années 1986 à 1995 marquent le retour d'une activité de construction plus intense avec la réalisation de 2 500 logements. Durant cette période, le territoire de compétence de l'Office s'étend à la ville de Montigny-lès-Cormeilles où près de 500 logements sont construits.
Des construction se réalisent dans les ZAC (Zone d'Aménagement Concerté) lancées par les villes d'Argenteuil et de Bezons. Des innovations sont mises en place : habitat à ossature bois, système constructif en béton, immeubles à haute performance énergétique. L'Office intervient également dans la construction d'environ 400 logements dans la partie Ouest du centre ville dans le périmètre de la Basilique et autour du jardin des Impressionnistes, véritables poumon vert du centre ville.
C'est aussi dans cette période que l'Office forge ses premières armes en matière d'acquisition-amélioration d'immeubles anciens (11 ruelle de l'Eglise, 104 rue Paul Vaillant Couturier) afin de remédier à l'insalubrité et de requalifier l'habitat ancien. En parallèle, quelques 200 logements destinés au plus démunis seront réalisés dans le cadre de la loi Besson.
A partir de 1995, une politique soutenue de renouvellement urbain
En dépit d'une baisse de son activité de construction, quelques opérations intéressantes sont réalisées telles que la résidence Martin Luther King dans le cadre de la ZAC Volembert à Argenteuil ou la résidence Arthur Rimbaud à Bezons. A la demande de la ville de Montigny-lès-Cormeilles, l'Office contribue à requalifier le village en rénovant des immeubles anciens. L'office achève également l'aménagement du secteur de la Croix Blanche en construisant 77 pavillons locatifs dans le secteur des Copistes ou en achetant en état futur d'achèvement 40 logements au promoteur Européan Homes en décembre 2001.
L'Office redéploie ses moyens d'investissement dans une politique soutenue de réhabilitation de ses immeubles, prioritairement dans le champ du renouvellement urbain. Moteur de l'évolution et de la transformation du quartier du Val d'Argent labellisé GPU puis GPV depuis 1993, il mène une première opération de renouvellement urbain en collaboration avec l'architecte Roland Castro, la ville d'Argenteuil, les services de l'Etat et l'équipe du GIP du Val d'Argent sous le régime des 3 R : Remodelage, Résidentialisation et Requalification. Pour cette opération, les études préalables débutent en mars 1995. Le chantier démarre en juillet 1998 et s'achève en novembre 2001. L'immeuble a été complètement remodelé avec l'ajout d'oriels, de balcons, de logements en terrasse, la construction d'extension en pignon. En observant l'immeuble aujourd'hui, on a peine à croire qu'il était rigoureusement semblable à celui qui lui fait face place Denis Diderot.
Cette première opération sera suivie de beaucoup d'autres, dans et hors périmètre ANRU.
Diversification dans d'autres champs de l'habitat
L'Office intervient également sur des opérations de logements-foyers et a à son actif la construction de 9 structures depuis les années soixante. Coup de projecteur sur trois de ces résidences :
- le foyer « La Cerisaie » qui comprend 38 chambres destinées à de jeunes adultes handicapés et qui est géré par l'association APAJH,
- la maison médicalisée de Bezons où les 60 chambres organisées autour d'espaces de vie conviviaux, offrent à la fois des espaces de vie privatifs et des lieux d'activités en commun tout en prenant en charge la question de la dépendance des personnes âgées,
- la Résidence Bleue réalisée par l'Office en un véritable tour de force avec le soutien des services de l'Etat, de l'hôpital et de la ville d'Argenteuil. La maternité abandonnée depuis 25 ans s'est transformée en l'espace de 6 mois en une résidence d'accueil de 34 chambres entièrement équipées.
Relance du développement, après une période de repli sur soi
En 1996, l'Office se voit contraint d'entrer dans un plan de redressement, avec la CGLLS. Ce premier plan se terminera en 2000, et sera suivi d'un plan de consolidation, de 2003 à 2007. Les efforts consentis portent leurs fruits. Le retour à l'équilibre est confirmé en 2007, ce qui permet aujourd'hui à l'Office de s'engager dans une nouvelle phase de développement.