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Réhabilitations
Réunion de concertation à Orgemont, Argenteuil
Résidence Bérionne-Ecureuil au Val d'Argent, Argenteuil
En 2009, un ambitieux programme a été lancé, qui devrait conduire à réhabiliter, en 5 ans, 40% du patrimoine. Chaque projet se déroule sur plusieurs mois, voire plusieurs années, en 3 grandes étapes.
1ère étape : les études
Réalisées par des organismes spécialisés mandatés par l’Office, les études ont pour mission d’établir un diagnostic de l’état du bâtiment, d’élaborer un projet de travaux et de le chiffrer globalement. On évalue ce qui est faisable ou non. Les arbitrages sont délicats : on a souvent envie de tout faire, des travaux de sécurité et de confort indispensables à la peinture des halls, en passant par les revêtement de sol, les sanitaires et la pose de volets… mais il faut savoir rester raisonnable, et sélectionner avec soin ce qui sera prévu au programme. Un autre enjeu est de préparer le plan de financement, afin de limiter au maximum l’impact de la réhabilitation sur les loyers tout en respectant l’équilibre des comptes de l’Office.
2ème étape : la concertation des locataires
Le projet enfin prêt, il est soumis aux locataires pour approbation. Un programme de réhabilitation ne peut être lancé que si une majorité des locataires l’acceptent, c’est la loi. Une réunion de concertation est organisée par AB Habitat, à laquelle tous les locataires concernés sont invités. Un programme détaillé des travaux leur est présenté, ainsi que le planning prévu et l’impact financier. Chaque locataire recevra ensuite un dossier complet accompagné d’un coupon-réponse, afin qu’il puisse le consulter et réfléchir tranquillement. Les locataires ont un mois pour répondre, avec pour règle du jeu que la non-réponse vaut acceptation.
3ème étape : le chantier lui-même
Un fois le programme accepté, il reste à sélectionner l’entreprise qui conduira le chantier. Un première phase de préparation du chantier se déroulera sur un mois, afin de sécuriser et d’organiser précisément les travaux. Là encore, les locataires seront conviés à une réunion, afin que leur soit expliqué dans les détails comment se déroulera le chantier. Dans la plupart des cas, ce sont les travaux à l’intérieur des logements qui sont les plus délicats : changement des fenêtres, rénovation de l’électricité, des sanitaires... Ces interventions dans les logement sont toujours organisées par des entreprises spécialisées dans les travaux « en milieu occupé », en étroite concertation avec les locataires et de manière à durer le moins longtemps possible.
Qui paie ?
Tout programme de réhabilitation est subventionné. Il comporte un plan de financement, destiné à répartir le coût des travaux entre l’Office, l’Etat et/ou les autres partenaires (Ville, Conseil Général, Région…) et enfin les locataires, par l’intermédiaire d’une augmentation du loyer. Autrement dit, dans tous les cas de figure, les locataires ne supportent qu’une petite partie du coût de la réhabilitation. Il faut savoir enfin que les répercussions sur les loyers sont bien souvent en partie compensées par la réévaluation des aides au logement, ainsi que par les économies de charges (eau électricité, chauffage) permises par la suite par la réhabilitation.

